Je vais te dire, et ne hurle pas : le conformisme. Celui-là même qui lie tous les groupes d’appartenance. Et ne viens pas me crier l’argument de l’originalité, si l’on est l’original de quelqu’un, on est aussi toujours le conforme d’un autre. Tu l’as compris : tout est une question de groupe d’appartenance. La mèche de cheveux noire est à l’emo ce que les espadrilles sont aux bobos pendant l’été. En d’autres termes, nous sommes tous des cibles d’influence, tous soumis à des pressions sociales qui ne sont pas forcément explicites et qui nous poussent à ajuster nos opinions et attitudes (que celle qui ne s’est jamais dit « les spartiates me boudinent les pieds et me font un bronzage strié certes, mais quand même : c’est joli » me noie dans du Petit Gervais fraise-banane). Et nous finissons quasi-inéluctablement par céder à l’appel du conformisme, à la fois pour éviter le conflit et ne pas être rejeté par la majorité, nous dit Asch (chercheur en psychologie sociale de son état).
« Ce que je voulais surtout vous dire, c’est que si je prévois de me délecter des aventures Secret Story, c’est pas vraiment moi, c’est le conformisme. »
mercredi 18 août 2010
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